Du 22 au 30 septembre 2020, le Secrétariat Permanent du Conseil National de Sécurité (SP/CNS) a organisé cinq (5) ateliers de renforcement des capacités dans le domaine de la sécurité humaine à l'endroit des administratifs à la base nouvellement investis, tous les membres de Comités Mixtes de Sécurité, les représentants des pêcheurs ainsi que les responsables des plages sur le lac Tanganyika (de Gatumba à Kabezi), tous œuvrant dans la Province Bujumbura. Au total 1100 participants ressortissants de communes (MUKIKE, MUGONGO-MANGA, KABEZI, MUTAMBU, NYABIRABA, KANYOSHA, ISALE, MUBIMBI, MUTIMBUZI) ont assisté à ces ateliers de formation en Sécurité Humaine.

Dans son mot luminaire lors du lancement de cette activité dans la Commune MUGONGO-MANGA, le Gouverneur de cette Province a déclaré que la paix et la sécurité règnent sur toute l'étendue de sa circonscription administrative. Néanmoins, il a déploré que les CMSH ne fonctionnent pas normalement dans certaines communes de cette province.

Dans son discours de circonstance, le Secrétaire Permanent du CNS, le Colonel Pierre Claver NZISABIRA, a souligné que ces ateliers de formation s'inscrivent dans un cadre bien précis à savoir:

  • La recommandation adressée au SP/CNS par son Excellence Monsieur le Président de la République lui demandant d'assurer, conformément à la Stratégie Nationale de Sécurité, la coordination des tous les acteurs en matière de la sécurité;
  • L'investiture récente des administratifs à la base a créé, entre autres les 5 élus collinaires, la nécessité d'organiser des formations à leur intention pour que ces autorités puissent s'imprégner, dès leur entrée en fonction, des principes et aspects de sécurité humaine pour mieux protéger la population dont ils ont en charge contre les menaces potentielles ou réelles.

La sécurité est une affaire de tous les citoyens, y compris les étrangers qui vivent sur le sol Burundais, a-t-il dit en substance. Et de renchérir que la sécurité humaine dont il est question actuellement est centrée sur l'individu dans sa vie quotidienne; elle est multidimensionnelle, holistique et est toujours orientée vers la prévention.

Les points développés dans son allocution par le SP/CNS s'articulaient principalement sur:

  1. La maîtrise du mouvement des personnes et des biens par l'utilisation des cahiers de ménage et leur contrôle par l'administration;
  2. L'éradication de la fabrication, la vente et la consommation des boissons prohibées et les stupéfiants;
  3. L'augmentation de la production tant vivrières qu'industrielles pour que les Burundais atteignent l'autosuffisance alimentaire;
  4. L'encadrement et l'appui des jeunes dans la conception des projets de développement générateurs de revenus en vue de diminuer sensiblement le chômage;
  5. La dénonciation des fraudeurs et ceux qui dilapident les deniers publics;
  6. La salubrité dans les ménages et les lieux publics pour lutter contre les maladies telles que le COVID-19, le Cholera, etc.

Il a terminé son discours en invitant les administratifs à la base à relayer les connaissances acquises lors de ces ateliers à leurs administrés  et à mettre en place les CMSH inclusifs là où ils ne sont pas encore.

Lors de ces ateliers, les présentateurs ont dispensé des modules relatifs à:

  • l'alerte précoce et la confection d'un rapport y relatif;
  • les renseignements administratifs et la lutte contre la propagation de rumeurs;
  • la conception et la gestion des coopératives.

 

Par ailleurs, les participants à ces séminaires de formation ont à leur tour relevé les menaces ou défis auxquels ils font face dans leurs localités:

  • Dans les communes MUKIKE et MUGONGO-MANGA, ils ont souligné les conflits fonciers et exprimé leur souhait que le Gouvernement, à travers ses partenaires, puisse leur octroyer des vaches de races améliorées.

  

  • Dans les communes de KABEZI et MUTAMBU, ils ont évoqué les fraudes qui se font à travers le lac Tanganyika et l'existence des plages incontrôlées sur ce lac constituant ainsi le refuge des voleurs. Ils ont demandé la réouverture des activités de curage dans la rivière MUGERE car certaines personnes en dépendent pour la survie de leurs familles.

  

  • Dans les Communes de NYABIRABA et KANYOSHA, les participants ont parlé de vols dans les boutiques et ménages. Les habitants de Nyabiraba souhaitent quant à eux un marché public pour écouler leurs produits agricoles.

  

 

  • Dans les communes d'ISARE et MUBIMBI, les participants ont évoqué la polygamie qui prend une allure ascendante dans certaines localités. La plupart des hommes qui épousent une seconde femme se refugient dans la province BUBANZA.

  

 

  • Dans la Commune MUTIMBUZI, les participants ont fait état de la fraude sur la frontière commune avec la RDC, le stellionat qui s'observe dans la vente de parcelle, ainsi que la question des sinistrés de GATUMBA suite aux inondations.

 


 

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